
Mythes modernes et conditions d'existences pour les animaux
Kanellos (-signifiant "Cannelle", de la couleur de son pelage- est parfois vu comme le "successeur" de Lukanikos, parfois appelé par ignorance "Kanellos 1"), qui est souvent apperçu aujourd'hui encore dans les manifestations athéniennes, et qui est devenue lui aussi une sorte de "mascotte révolutionnaire" : surnommé "The riot dog" un peu partout à l'étranger ("Le chien émeutier") ou encore "El Perro Piquetero" en espagnol (en référence aux piqueteros argentins) comme Lukanikos. Ces chiens, avant d'être des symboles un peu fantoches, sont aussi des êtres sensibles.
Dans la presse traditionnelle (ici Libération ou d'autres journaux "de gauche") comme dans les médias alternatifs, ou sur des blogs, des dizaines d'articles ont déjà été écrits à leur sujet (ou sur l'un d'eux). Outre le "mythe révolutionnaire romantique" plusieurs camarades dans divers pays, et même ici, ont pointé le fait que l'émeute, avec ses grenades incapacitantes, assourdissantes et ses gazs lacrymogènes et gazs CS, ses cocktails molotovs et ses pavés (lorsqu'on sait qu'il est arrivé par inadvertance que des camarades soient touchés par des "tirs amis") ainsi que ses flics ne sont pas vraiment une place de choix pour des animaux vulnérables.

Le fait de prendre soin des animaux et de les préserver des dangers qui les menaces face à l'idéologie de la haine des faibles est aussi une exigence révolutionnaire dans une société basée sur l'exploitation animale, la domination sur les animaux et la violence systématique à leur égard, et cette critique n'est pas qu'une question de point de vue "éthique".

Chats noirs, chiens rouges... de Bucarest à Athènes.


La grande majorité des habitant-e-s de ces maisons avaient des chiens car traditionnellement, à la campagne ou à la ville, les propriétaires de maisons individuelles possédaient un chien.
La présence des chiens dans les immeubles ayant été interdite, ces animaux se sont retrouvés dans la rue, abandonnés et affamés, et se sont reproduit par milliers.
La situation grecque, si elle n'est pas beaucoup plus enviable pour les animaux, y est, d'un point de vue qualitatif, sensiblement différente pour les chiens et chats errants.

Déjà, beaucoup de chiens ne sont ni vraiment "errants" ni ne possèdent de "maitre" attitré (ou ont un "maitre" officiel mais que plusieurs personnes s'en "occupent"). Beaucoup vivent en étant accompagnés d'un groupe d'ami-e-s qui s'en partagent les soins et l'entretient, dans un lieu de vie en commun, dans une collocation ou encore dans les squats et font d'une certaine manière, souvent partis de la vie communautaire. De là à dire que ces animaux soient libérés ou "affranchis" ou qu'ils vivent bien, il y a encore du chemin à faire : mais paradoxalement à cette situation de négligence qui font que des chiens se retrouvent dans des situations dangereuses et nocives qu'ils ne comprennent pas (comme les émeutes), beaucoup de jeunes (ou moins jeunes) recueillent ces chiens et chats et s'en occupent collectivement, les vaccinent, les nourrissent et les soignent.

Une campagne d'euthanasie massive avait été organisée avant les J.O d'Athènes de 2004 par la mairie pour "nettoyer les rues", qui avait suscité une forte réprobation, car même si les chiens errants posaient question, la solution -purement économique- a été perçue à juste titre comme un élan de barbarie contre ces animaux.

La situation des animaux, même ceux dits "de compagnie", est toujours le reflet de la manière dont on traite les êtres humains, et donc de l'idéologie et de la société en place.
C'est pour ça que dénoncer la situation des animaux, les défendre, les protéger, les soigner et libérer de la domination humaine est toujours une exigence révolutionnaire !

Contre l'exploitation, la maltraitance, la torture et l'euthanasie infligées aux animaux !
Liberté pour tous et toutes : jusqu'à ce que la dernière cage soit vide !
Libération animale et révolution sociale : une même lutte, un seul but !
Le Cri Du Dodo
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