
Quel que soit le verdict que la justice assénera aux 6 inculpés, nous continuerons à lutter parce que les personnes sans papiers continueront d’être pourchassées, enfermées et expulsées ; et la justice continuera de valider les reconduites à la frontière et l’enfermement pour des milliers d’autres personnes.

Depuis juin 2008, la machine à expulser s’est perfectionnée notamment grâce à de nouvelles lois. Ainsi la loi Besson, entrée en vigueur l’été dernier remplit bien les objectifs clairement assignés à toutes les lois sur l’immigration : mettre davantage de pression sur les personnes sans papiers et les expulser plus facilement. Dans cette même logique, l’enfermement de celles et ceux à qui l’administration ne veut pas donner de titre de séjour est de plus en plus long et punitif. Depuis juillet dernier, la durée de rétention est passée de 32 à 45 jours. Elle était de 12 jours il y a 10 ans…

Si des révoltes, des résistances individuelles ou collectives ont régulièrement lieu dans les centres de rétention, elles sont la plupart du temps étouffées et réprimées avec peu de retentissement extérieur. Dehors, des solidarités de proximité perdurent, permettant à quelques personnes sans papiers de ne pas être expulsées ou de régulariser leur situation. Mais, des luttes plus larges pour la liberté de circulation, contre les frontières et leurs prisons peinent à s’exprimer.

Nous ne voulons pas nous résigner aux contrôles d’identité, aux rafles, aux centres de rétention et aux expulsions. Aux côtés de tous les sans papiers qui se révoltent pour leur liberté, amplifions les mouvements qui existent à l’intérieur comme à l’extérieur, qui s’opposent aux arrestations, empêchent des expulsions, facilitent des évasions. Brisons l’isolement et propageons la lutte contre les frontières, l’enfermement et pour la liberté.
Rendez-vous pour un rassemblement devant le centre de rétention de Vincennes, samedi 14 janvier 2012 à 16h au RER Joinville-le-pont (RER A).
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire